Le 8 juin 2007                                                                                      Bulletin sur les négociations – No 3

 

Prochaine étape : la conciliation

 

Le 5 juin, votre syndicat a écrit au ministre fédéral du Travail pour l’informer que les négociations avec Serco se retrouvaient dans une impasse et pour lui demander l’aide d’un conciliateur.

 

Les négociations de janvier et de mars avaient permis de régler une bonne partie des demandes normatives et d’entamer les discussions sur les questions monétaires. Puis, le 30 avril, Serco nous a communiqué une réponse détaillée. L’examen attentif de cette réponse nous a permis de constater que l’employeur reculait par rapport à sa proposition salariale antérieure. D’où notre appel au ministre.

 

Pour obtenir une copie de la requête, adressez-vous à votre nouveau président de section, Bob Blizzard, ou à votre vice-président régional de l’ACCTA, Carl.Valitutti@rogers.com.

 

Voici un bref aperçu de ce qui nous attend :

 

  1. Le ministre a 15 jours pour nommer un conciliateur (option la plus probable) ou un tribunal ou pour décider de ne pas intervenir. Poursuivons avec l’option la plus probable :

 

  1. Le conciliateur rencontrera le plus rapidement possible les parties pour tenter de dénouer l’impasse. La loi lui accorde au maximum 60 jours pour nous aider à conclure un règlement.

 

  1. En cas d’échec, après une période d’attente de 21 jours, les parties auront légalement droit à la grève ou au lock-out – mais en ce qui nous concerne, les choses ne pourront pas en arriver là tant qu’une entente sur le « maintien des activités » n’aura pas été conclue.

 

  1. Lorsqu’une première convention collective est en jeu (et c’est notre cas), le ministre peut demander au Conseil canadien des relations industrielles d’entendre les argumentations des parties et d’imposer la première convention. Dans de tels cas, la loi autorise le Conseil à évaluer dans quelle mesure les parties ont négocié de bonne foi et à tenir compte des conditions dont jouissent les autres syndiqués du contrôle du trafic aérien au Canada.

 

Compte tenu de la dernière offre de Serco, voici la liste des principales questions qui restent à régler :

 

           Non-syndiqués effectuant du travail de l’unité de négociation

           Prime de licence (similaire à la PIE ou à la prime ATC)

           Primes de quart et de fin de semaine

           Probation et maintien des droits acquis des employés actuels (en ce qui concerne les qualifications)

 


 

           Sélection des employés en ce qui a trait à la formation et aux ententes individuelles de formation

           Avis de mise à pied (durée requise) et ordre de mise à pied (ancienneté, qualifications)

           Quantification de l’indemnité de départ

           Durée de la convention

           Rémunération : Échelle salariale, allocation de recrutement et de rétention, hausses annuelles.

 

Je sais que le processus a été très long et frustrant, mais c’est malheureusement fréquent lorsqu’il s’agit d’une première convention. Votre patience et votre soutien sont grandement appréciés. Et n’oubliez pas : le « gel » imposé par le Code canadien du travail en ce qui a trait aux modalités et conditions d’emploi reste valable durant toute la période de conciliation aussi. N’hésitez pas à nous joindre si vous croyez avoir été brimé dans l’un quelconque de vos droits ou privilèges.

 

Pour terminer, je me ferai le porte-parole du syndicat en remerciant sincèrement John Way pour son excellent travail et pour tout le temps personnel qu’il a consacré à la mise sur pied de la section syndicale chez Serco. John a aussi été une ressource inestimable durant le processus de négociation. Je sais que je parle en votre nom à tous pour lui souhaiter, ainsi qu’à sa famille, tout le succès possible dans sa nouvelle vie.

 

Solidairement,

 

 

Abe Rosner

Négociateur en chef